La cuisine thaï : sensuelle et vivante
La cuisine thaï est unique par sa combinaison d'arômes incomparables et un respect profond des ses différents ingrédients.
Un repas typique est toujours composé d’une assiette de riz chaud accompagnée d’une soupe, d’une salade épicée, d’un plat sauté, d’un curry ainsi que des légumes frais et variés. Le dessert est souvent composé de délicieux fruits frais.
Contrairement à ce que qu’on pense les thaïs mangent avec une cuillère et une fourchette et ils utilisent la fourchette pour pousser les aliments dans la cuillère. L’utilisation de baguettes est réservée aux soupes d’influence chinoise.
Outre la fraicheur des herbes et légumes; citronnelle, basilic thaï, coriandre, galanga, feuilles de lime kaffir, aubergine thaï etc., l’équilibre des quatre saveurs : salé, épicé, aigre et sucré, joue un rôle clé dans la cuisine thaï.
Origines et cultures La
Thaïlande est un vaste pays qui s’étend sur 1860 kilomètres du nord au sud avec une superficie (514 000 km2) et une population (60 millions) équivalente à celle de la France. En Thaïlande on mange tout le temps et partout mais en petite quantité. Lorsqu’on rencontre quelqu’un on le salue puis on demande, Kin Kao ce qui veut littéralement dire : « Avez-vous mangé? » La Thaïlande est un véritable paradis pour celui qui souhaite manger en voyageant... Le pays se divise en quatre régions dotées chacune d’un style culinaire et d’usages alimentaires propres :
Le Nord : La cuisine du nord est fortement influencée par la proximité du Myanmar et du Laos. Le climat y est plus tempéré et on y trouve donc une multitude de légumes, racines et herbes. Les gens y préfèrent le riz de montagne au riz parfumé, les curry sont plus liquides, les nouilles sont omniprésentes et comme dans le nord-est le Som Tam Malakaw (salade de papaye verte) y est un grand favori.
Le Nord-est : La cuisine dans cette région est influencée par le Laos et le Cambodge et elle est aussi la plus pimentée en Thaïlande. On y retrouve des spécialités telles que le Som Tam Malakaw (salade de papaye verte), Kai Yang (poulet grillé à l’ail, poivre noir, racine de coriandre et sauce poisson), Khao Niao (riz de montagne) et le délicieux Laap, une salade de bœuf ou de poulet agrémentée d’herbes fraîches, du riz grillé, du jus de citron vert et de poudre de chili.
Le Centre : C’est la région la plus fertile de la Thaïlande et le meilleur riz, le Khao Hom Mali – le riz au jasmin, y est cultivé. Deux soupes très connues à l’étranger, la Tom Ka Kai et la Tom Yam Kung proviennent d’ici, tout comme le curry vert (Kaeng Kiaw Wan) et le Kaeng Panaeng, les salades épicées (Yam) et le poisson et poulet cuit aux feuilles de bananier (Haw Mok). L’influence chinoise est forte dans le centre et on le ressent grâce aux nombreux plats de nouilles.
Le Sud : Le sud est le royaume incontesté des fruits de mer et la péninsule étroite s’étend jusqu’à la Malaisie. La minorité musulmane de Thaïlande habite essentiellement le sud et dans la cuisine régionale on dénote l’abondance de la noix de coco (huile, chair, lait..), les noix de cajous, l’ananas, le crabe, le homard, le poisson, les mollusques, le satay etc. C’est la seule région dans laquelle on mange un pain indien appelée Roti.